Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Un blog de bordeaux.fr

24/09/2012

Interview de Pascal Calmette, photographe

photoPC-v2.jpg

Depuis quand exercez-vous le métier de photographe ? Quels sont les multiples aspects de votre activité ?
J'exerce ce métier depuis avril 2007, le 1er avril 2007, très officiellement. Cela m'a paru une date particulièrement indiquée au lancement d'une activité professionnelle radicalement sérieuse.
Je l'exerce auprès d'une clientèle institutionnelle et de sociétés dont les tailles et les métiers sont très variés (travaux publics, franchise fleuristes, secteurs bancaire, viticole, ...) en lien direct avec les services communication. La photographie est un domaine extrêmement vaste, pour faire court, mon activité professionnelle s'articule autour de deux axes, le reportage d'entreprise et la photographie destinée à illustrer des supports de communication, affichage public, magazines,  PLV, plaquettes, par nature moins intuitive, plus composée, liée à un cahier des charges, notamment graphique, plus rigoureux.

Comment s'est passé votre rencontre avec la  Ville de Bordeaux ? Qu'est ce qui vous a séduit dans la démarche ?
En marge de mon activité photographique "marchande", j'ai, comme beaucoup de photographes professionnels, une démarche plus personnelle qui se traduit par un travail aux orientations et aux partis pris plus marqués par mes sensibilités. Lorsque j'ai créé mon activité professionnelle j'ai décidé de me faire connaître en éditant un petit journal photographique illustré de ce travail, au format pdf intitulé "Le Chronotographe". C'est ce document qui à intervalles réguliers, s'est échoué dans les boîtes mails du service communication de la ville et a retenu l'attention. J'ai ensuite été contacté pour envisager la réalisation d'une première séance de prises de vues sur le thème "Sportez-vous bien" sur la base d'un brief suffisamment précis et rigoureux pour que je ne m'égare pas et assez "ouvert" pour que je puisse exprimer mes sensibilités personnelles. C'est cette démarche qui respecte l'intégrité et la cohérence de la politique de communication de la ville tout en conservant au photographe son statut d'auteur qui m'a séduit. Et je dois dire qu'à ce jour l'esprit, presque 2 ans après, est toujours le même.
Ajoutez à cela un axe de communication qui fait la part belle à la matière photographique qui me passionne, l'humain, et vous faites un photographe heureux.

Parmi tous les shootings réalisés avec les ambassadeurs, lequel vous a marqué plus particulièrement ? Une anecdote peut-être ?
En préambule, j'aimerais souligner la présence précieuse sur toutes ces séances de Sabrina Perrou, styliste, qui m'assiste plus qu'activement puisqu'elle participe à l'organisation, à la préparation des séances. Nous définissons ensemble le choix des tenues, des accessoires, des lieux et des scènes photographiées. En outre, elle intervient dans le casting, l'assemblage et la direction des modèles, les ambassadeurs, pendant la prise de vues.

Pour répondre à votre question, c'est difficile d'extraire une prise de vues privilégiée. Si je regarde les différentes photos qui en sont issues, je m'aperçois qu'il y a un lien étroit entre la facilité d'exécution et la qualité de réalisation, pour autant que je puisse en juger, les photos les plus réussies sont celles qui demandent le moins de travail (ce qui ne signifie pas que pour faire une bonne photo il ne faut pas travailler), consomment le moins d'énergie, nécessitent très peu de temps et une mise en œuvre allégée. Et, comble, procurent le plus de plaisir au photographe, cet instant infime au moment du déclenchement où l'on sait en une fraction de seconde, avant même de la faire, qu'on fait une bonne photo. Jubilatoire.

sportez-vous-2011.jpg

Alors sur cette base la première campagne que j'ai réalisé pour la ville "Sportez-vous bien", représentant une famille à la piscine du Grand Parc, de dos assise pieds dans l'eau, avec au premier plan le petit dernier, lunettes et bonnet de piscine chaussés, grimaçant au photographe est sans doute parmi les plus marquantes. Selon moi. De la prise de vues à la découverte des affiches 4X3 sur les murs de Bordeaux.

11:44 Publié dans Portraits | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

 

Renseignements : par téléphone au 05 56 10 20 30 | Mentions légales